Editorial - Février 2011

 

Editorial - Février 2011

Diverses raisons peuvent pousser la Femme Africaine à quitter la terre de ses ancêtres, pour une période plus ou moins longue. Que ce soit pour des raisons d'ordre social, politique, d'éducation ou de santé, la Femme Africaine de la diaspora a tendance à rester victime de la nostalgie de sa terre natale. Certaines y retournent après avoir accompli le but de l'expatriation, d'autres y songent mais restent prisonnières des raisons de leur "exil", des motifs bien souvent indépendants de leur propre volonté. Toutefois, c'est pendant ce laps de temps que la Femme Noire ressent en elle cet appel pour les siens, telle une mère éprouverait le besoin de prendre soin de ses petits. Il y a rien à faire, c'est ainsi qu'elle est faite, la Femme Africaine a en elle un instinc maternelle très poussé, sans doute  hérité de ses ancêtres, un sentiment irresistible qui  la pousse à faire le bien autour d'elle ou à agir pour la cause de son clan. Nous le savons tous: la maman africaine est la maman de tout le monde. La tante de ton ami c'est ta tante, et la grand-mère de ton voisin c'est ta grand-mère. Ce style de vie hérité de la famille africaine au sens restreint comme au sens large lui est attaché à tout jamais, et elle l'emporte en elle où qu'elle aille.

Il n'y a qu'à observer la Femme Africaine intimement liée à son continent: celle qui étudie le droit à Londres se verra défendre les siens dans les Tribunaux de son pays. La diplomate qui aura crée des liens avec un quelconque membre de l'aristocratie durant ses études en occident, ne manquera nullement de faire intervenir cet amitié en faveur de son pays pour palier à des soucis diplomatiques. Quand il lui sera interdit de mettre les pieds dans son pays natal, la Femme Noire se créera un véritable oasis africain en plein occident et invitera le monde autour d'elle à partager son rêve. Porter les siens au plus haut sommet de la sociéte de cette nation d'acceuil, c'est également le fardeau de la Femme d'Afrique. Elle portera en elle cet envie de créer des sphères de rencontre et d'échange où d'autres femmes africaines pourront se retrouver.

Tout au fond d'elle, dans un coin précieux de son coeur où elle garde jalousement les souvenirs de son Afrique natale, se cache un grand projet. C'est un fait, la Femme Africaine souhaite plus que tout être réveillée tous les matins par le même rayon de soleil qui annonçait la venue d'un jour nouveau à ses ancêtres; elle voit les paupières de ses enfants ou petis-enfants s'alourdir alors que ce même soleil puissant disparait à l'horizon. Sous un ciel étoilé où se déssineraient les contes et légendes africaines de traditions orales, un léger frisson parcourerait son dos à l'évocation de la spiritualité ou des mythes ancestraux d'antan racontés aux petits. C'est cela même le rêve de la Femme Noire...vivre et finir sa vie paisiblement sur la terre de ses ancêtres, et sous leur regard bienveillant. Elle serait enfin de retour auprès d'eux, leurs coeurs seraient apaisés et satisfaits.

Bien que très enrichissante en divers points de vue, la vie en occident pour les véritables Reines et Héroïnes d'Afrique n'est pas un idéal, mais un passage...le vrai bonheur c'est vivre chez soi, entourée des siens.

 

Natou

Récit à la Une:

La Princesse Bagaaya Elisabeth de Toro (Ouganda)

 

La Princesse Bagaaya Elizabeth Christobel Edith Akiiki de Toro est la "Batebe" (c'est à dire la première princesse) du Royaume de Toro de l'Ouganda.   Après avoir poursuivi des études en Angleterre dans de grandes écoles telles que la Sherborne School ou la Cambridge University, Bagaaya décrochera un diplôme de droit qui lui permettra d'exercer le métier d'avocate en Ouganda, après avoir été acceptée au barreau anglais. Un clima politique instable la poussera à quitter son pays à plusieurs reprises, période pendant lesquelles elle exercera les métiers de mannequin de haute-couture, d'actrice, de politicienne et de diplomate. Bagaaya reste un exemple de courage et d'attachement patritiotique malgré ses moments d'exils forcés.

Lisez sans plus attendre son histoire parmi les Récits des Reines et Héroïnes.

 

Entreprenariat de la Femme Noire:

CEBEFI: Centre d'Epanouissement pour le Bien-Etre de la Femme Immigrante

créé à Toronto par NGA MARIE

 

Le CEBEFI est un organisme qui s'est donné pour défi de favoriser l'ndépendance et le développement de la femme immigrante francophone de Toronto en lui offrant des formations liées aux domaines de la beauté. Chaque année, le CEBEFI organise le GALA NEFERTARI durant lequel le génie et l'entreprenariat de la Femme Africaine est mis en avant. Le prochain GALA NEFERTARI est prévu au mois de juin 2011.

Vistez le site du CEBEFI sur www.cebefi.org

Le COLLECTIF DES FEMMES AFRICAINES DU HAINAUT

 Comment ne pas encourager ces Femmes Africaines qui souhaitent porter les leurs au plus haut sommet de la société? Félicitations au COLLECTIF DES FEMMES AFRICAINES DU HAINAUT (Belgique), des femmes qui, parmi les nombreuses activités qu'elles organisent pour relever la Femme Africaine, mettent en place un mentorat pour... faciliter l'émergence des femmes africaines immigrées aux postes de prise de décision. Le collectif organise notamment le FESTIVAL AFROCULTURE le 12 mars (8 mars=Journée Mondiale de Femme) à Charleroi (Belgique). Le collectif a eu la grande amabilité d'inviter REINES ET HÉROÏNES D'AFRIQUE à participer à l'exposition prévue ce jour de 9h à 17h30...Venez Nombreux encourager cette initiative.

Pour plus d'infos écrivez à africulture@cfah.be ou formez le 0032484916883 begin_of_the_skype_highlighting              0032484916883      end_of_the_skype_highlighting  

 

Quoi de neuf du côté de nos partenaires?

 

AFROCHIC propose le coffret "DUOS COQUINS"

 

Dernière mise à jour de cette page le 06/02/2011

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